Les résidences de l’Atelier
Depuis 2009, dans une politique et une dynamique d’accueil pour jeunes artistes, l’Atelier organise un concours annuel ouvert à des artistes internationaux. Il leur est proposé d’approfondir un projet personnel qu’ils traduiront notamment dans une des techniques de l’art de l’estampe. Les infrastructures de l’Atelier sont gratuitement mises à disposition durant la durée de leur résidence.
A la fin de leur résidence, les artistes sont invités à montrer leur travail lors d’une exposition collective organisée au sein d’espaces d’art genevois (Ferme de la Chapelle en 2011, Musée de Carouge en 2012, Halle Nord en 2013, Le Commun en 2014-2015, l’espace PNEU du Vélodrome en 2016, RU aux Acacias 76 en 2018, L’Imprimerie des Arts en 2019). Ces évènements confirment l’intérêt croissant pour le multiple contemporain.
La dernière exposition « Impressions III » a eu lieu du 5 juin au 4 juillet 2025, à l’Atelier.
Les résidentes 2026:

Photo gravure expérimentale, 21×29,7 cm, 2025
JAYA COTTIN
Durant ses études, elle expérimente différentes techniques d’impression et s’initie à l’édition. L’artiste aime explorer de multiples approches de reproduction. Elle commence avec la linogravure et poursuit ensuite avec l’apprentissage du transfert à l’acétone, de l’impression riso, de la sérigraphie et enfin de la gravure.
Ayant une pratique photographique depuis jeune, elle utilise, dans un premier temps, ses clichés dans ses expérimentations. Suite au décès de ses grands-parents, elle s’intéresse finalement aux images “trouvées” et d’archives et articule son travail autour de celles-ci. Les thèmes qui transparaissent dans ses productions sont le paraître, le souvenir, l’archive, la sexualité et l’amitié.
COLINE DAVAUD

Géologie II – 10.5 x 14.8 cm – stylo bille noir + feutres pigmentés – 2025

Vue d’exposition, La goutte qui fait déborder la baignoire ©Danny Leal
Karine Deluz
Karine Deluz (n.1995) vit et travaille à Genève. Elle est diplômée d’un Bachelor et d’un master en arts visuels à la HEAD-Genève.
L’intime et le quotidien sont au coeur de sa pratique. Son travail s’articule autour de la peinture, du textile, de l’écriture et d’impressions manuelles, comme la linogravure ou le monotype. Elle expérimente et élabore un langage pictural qui prend essentiellement vie sur draps de lit. Elle joue avec les codes du domestique à l’aide de ses peintures installatives. En explorant les espaces intimes du foyer, elle aborde des thématiques comme la sexualité, le monde onirique, le chagrin, l’amour et plus récemment, la protection et le care.

Me rodeas de sombra, Pointe sèche, 20 x 28.5 cm, 2023. ©Angela Salas
ANGELA ANDREA SALAS PUMA
Angela Salas Puma est une artiste péruvienne née en 1992. Formée en architecture et en beaux-arts, elle poursuit son chemin créatif à travers la technique de la pointe sèche, au sein de l’atelier de l’artiste Luis Solorio à Arequipa, sa ville natale. Elle a exposé son œuvre dans différentes régions de son pays, du désert de Piura à la jungle amazonienne d’Iquitos, des Andes de Cajamarca à l’Altiplano de Puno.
Ses gravures sont des révélations d’irréalité qui se produisent entre la période d’éveil et de rêve. Les lignes qui se croisent encore et encore fournissent une forme à ces rêveries. Dans son univers, la femme – nue et anonyme – , les animaux et les plantes habitent des espaces austères, des espaces de silence où le mystère est bienvenu et où la présence masculine est proscrite.
Le dialogue intérieur, la mémoire personnelle, la réflexion sur le corps féminin et l’observation du quotidien sont les points de départ de son œuvre.
ANAïs Youssefi
Anaïs Youssefi est une architecte d’intérieur suisse et française basée à Genève, dont le travail adopte une approche sensible de l’architecture, principalement inspirée par la nature.
Diplômée de la HEAD – Genève, elle a enrichi son parcours académique avec un an et demi d’Erasmus à Kyoto, où elle s’est spécialisée dans le travail artisanal du bois et la peinture traditionnelle japonaise. Cette immersion au Japon, marquée par la découverte de matériaux anciens et par une harmonie unique entre architecture et nature, a profondément influencé sa vision créative.
Son projet, intitulé Reliquats, explore la valorisation des bois rejetés ou considérés comme « imparfaits ». En mettant en lumière les défauts et les irrégularités du matériau, Anaïs crée des œuvres qui célèbrent l’authenticité et la singularité du bois. Ce projet reflète sa volonté d’adopter une approche durable et respectueuse des ressources locales, tout en renouvelant notre perception des « imperfections ». À travers ses œuvres, elle aspire à raconter des histoires inspirées par ce matériau vivant, tout en questionnant les notions de beauté, de défaut et de résilience.

Monotype, morceau de bois rongé par les verres à bois, trouvé sur un tas de déchets, © Anaïs Youssefi