Les résidences de l’Atelier

Depuis 2009, dans une politique et une dynamique d’accueil pour jeunes artistes, l’Atelier organise un concours annuel ouvert à des artistes internationaux. Il leur est proposé d’approfondir un projet personnel qu’ils traduiront notamment dans une des techniques de l’art de l’estampe. Les infrastructures de l’Atelier sont gratuitement mises à disposition durant la durée de leur résidence.

 

A la fin de leur résidence, les artistes sont invités à montrer leur travail lors d’une exposition collective organisée au sein d’espaces d’art genevois (Ferme de la Chapelle en 2011, Musée de Carouge en 2012, Halle Nord en 2013, Le Commun en 2014-2015, l’espace PNEU du Vélodrome en 2016). Ces évènements confirment l’intérêt croissant pour le multiple contemporain.

 

La dernière exposition « A table » a eu lieu en mars 2018 à Ressources Urbaines, rue des Acacias 76.

 

 

Les résidents 2019:

Adrian Fernandez Garcia, Manute Bol (détail), 2017

Adrian Fernandez Garcia

Né en 1991, Adrian Fernandez Garcia vit et poursuit son travail plastique à Genève. Diplômé de la HEAD, son travail s’articule autour des objets techniques, de leur rôle et de leur implication dans la société. Il développe aussi un goût particulier aux diverses techniques de l’impression et de l’empreinte, en exploitant les accidents, l’imprévisible et l’incontrôlable.

Fred Fivaz

Un peu suisse, un peu français, un peu graphiste, un peu dessinateur, Fred Fivaz est né à Genève en 1973. Il a exercé en France et en Suisse puis à Montréal puis à nouveau en Suisse.

Il dessine pour faire des affiches, des livres, des tatouages, des signalétiques éphémères…
ou juste pour remplir des carnets.

L’individu, livre, sérigraphie, 2019

Anaëlle Gauthey

Elle aime les dragons, les haricots, les choses toutes petites et délicates. Elle est fascinée par le fractal, ce gigantesque qui occupe le minuscule et vice versa. Elle découvre la gravure par un concours de circonstance et se jette dedans en invitant des personnages inventés jusque là en dormance. Illustration, bande dessinée, mots et petits mondes occupent sa tête, ses mains et son temps – lorsqu’elle ne le passe pas auprès des enfants (elle est animatrice) ou au beau milieu de la nature.

Eugène Kaïmanovitch

Passionné de photographie, son travail de recherche engage une réflexion autour de la nature de l’image imprimée, combinant une approche analogue et numérique, afin de produire des images réelles ou virtuelles qu’il aborde en mélangeant les techniques, séparant les couleurs ainsi que les processus d’impressions.

Vue de l’exposition « ExTime » à LiveInYourHead, trois dessins au pastel sur papier, 2018 © HEAD – Genève, Raphaëlle Mueller

Marie Mottaz

Née en 1994, Marie vit à Genève et est diplômée de la HEAD. C’est d’abord à travers la photographie qu’elle porte un regard sur le monde, la société et sur elle-même. Puis, elle va transformer par différents procédés ses photographies pour en arriver au dessin ou à l’estampe.
Son travail questionne et joue sur les limites des moyens de percevoir, visuellement, en représentation. Les pièces interrogent jusqu’où reconnaît-on? jusqu’où les choses se définissent-elles ou pas…?

 

Louise Nelson

Originaire de Lyon et ayant grandi dans les pentes, c’est très vite que le dessin s’est imposé à moi, comme mon moyen d’expression favori. C’est ainsi que j’ai décidé d’intégrer une école d’illustration.

Petit à petit, j’ai construit un langage iconographique profondément ancré dans le sensible et l’imaginaire. Tout en m’efforçant de créer un dialogue entre fond et forme pour donner aux images une narration qui me correspond. Aujourd’hui tout juste diplômée, j’essaie modestement de faire mes débuts dans le monde de l’illustration en créant des livres illustrés, certains en gravure et d’autres en techniques mixtes. Je m’oriente de plus en plus vers la microédition et la fabrication de livre. Ces livres sont le plus souvent le théâtre d’histoires absurdes et surréalistes.

Massimo Piovesan

Photographe autodidacte, intéressé par la portraiture. Travail de recherche visuelle sur les habitants du quartier Mett/Mâche à Biel/Bienne, dans le Canton de Berne. Étude sur l’application de la photogravure dans le domaine du documentaire de création.

Jeanne Tara

Jeanne Tara est née en 1994 à Ambilly et grandit à Annemasse. Elle étudie les arts visuels à la Haute Ecole d’Art et de Design de Genève entre 2012 et 2015 et poursuit sa formation artistique à l’Ecole de Recherche Graphique de Bruxelles où elle obtient un master en pratique de l’art. Elle vit et travaille à Genève.
Le travail de Jeanne Tara traite de la relation à l’espace et interroge la frontière entre le fictif et le réel.
Par la peinture, l’installation et la sculpture, elle génère des situations où le spectateur est appelé à se projeter dans un espace figuré, et à repenser sa présence dans l’espace où il se trouve – celui de l’exposition.
Jeanne représente des architectures dans lesquelles elle met en tension des éléments issus de l’espace urbain avec des références à l’art minimal et conceptuel, à la renaissance et aux débuts de la perspective en peinture.