Les résidences de l’Atelier

Depuis 2009, dans une politique et une dynamique d’accueil pour jeunes artistes, l’Atelier organise un concours annuel ouvert à des artistes internationaux. Il leur est proposé d’approfondir un projet personnel qu’ils traduiront notamment dans une des techniques de l’art de l’estampe. Les infrastructures de l’Atelier sont gratuitement mises à disposition durant la durée de leur résidence.

 

A la fin de leur résidence, les artistes sont invités à montrer leur travail lors d’une exposition collective organisée au sein d’espaces d’art genevois (Ferme de la Chapelle en 2011, Musée de Carouge en 2012, Halle Nord en 2013, Le Commun en 2014-2015, l’espace PNEU du Vélodrome en 2016, RU aux Acacias 76 en 2018). Ces évènements confirment l’intérêt croissant pour le multiple contemporain.

La dernière exposition « Parmi les machines » a eu lieu du 31 octobre au 17 novembre 2019, à l’Imprimerie des Arts, rue des Corps-Saints 10.

 

 

Les résidents 2022:

Charlotte Annoni

Charlotte Annoni utilise l’affiche comme terrain d’expérimentation des couleurs et des formes, en cherchant la profusion des possibilités esthétiques et narratives. Les données formelles inhérentes à l’affiche sont utilisées comme autant d’outils à manier, détourner dans la recherche d’un visuel impactant. Ses techniques varient de la sérigraphie à la gravure, en passant par les supports numériques. Diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg (illustration) et de l’ECAL (cinéma), elle enseigne les arts visuels et s’inscrit dans le paysage culturel genevois pour la promotion de lieux créatifs inspirants.

Giovanna Belossi

Dans sa pratique, Giovanna cherche à donner place à des lieux où les continuités et les discontinuités entre les choses peuvent se désarticuler et réarticuler différemment. Elle joue à créer des narrations non linéaires, en tentant de fuir des lectures trop frontales et rationnelles.

 

Giovanna emprunte donc des formes plus ou moins classiques et familières à un imaginaire collectif pour ensuite les déplacer, les fragmenter et les réassembler, afin d’engendrer de nouvelles dynamiques et associations de sens entre les éléments.

Marya Ebrahim

Maryam Alinejad, Marya Ebrahim, est une artiste et écrivain originaire d’Iran. Elle habite Genève, où elle pratique les arts visuels, tout en donnant des cours d’art.

 

Diplômée en 2021 du programme d’art visuel TRANS de la HEAD (Haute Ecole d’Art et de Design) de Genève. Ses oeuvrent ouvrent un dialogue entre sa collection de photographies datant de la révolution de 1979 en Iran et les questions d’identité et de sexualité, au travers d’écrits, de peintures, gravures, dessins, collages et des installations physiques.

 

Tous ses projets sont le fruit de recherches et d’un travail documentaire, qui peuvent avoir nécessité des années de travail. Elle explore intentionnellement les mêmes questions de façon répétée: à mesure que la collection évolue, de nouvelles oeuvres naissent.

 

Elle a participé à plusieurs expositions en Suisse et en Iran.

 

Maryaebrahim.com

Isabelle Klaus

Depuis la fin des années 90, Isabelle Klaus, plasticienne, mène une pratique artistique intuitive, transformant son expérience de vie en matériau conducteur pour sonder le monde. Les éléments de réalité qui captent sa curiosité, et parfois sa fascination, sont appréhendés comme autant de bribes de réalité dont il s’agirait de faire siennes.

 

Que ce soit par l’utilisation de mediums tels que la photographie, la peinture, la vidéo, ou l’installation, ses pièces interrogent les stéréotypes féminins, abordent les questions des appartenances culturelles et leurs canons esthétiques tout en questionnant la fiabilité du regard.

 

Ici elle projette de réaliser une micro-édition alliant texte et image à partir d’un matériel photographique et textuel accumulé au printemps 2020 sur le thème des frontières closes.

Ferrotype réalisé avec B. Versluis, 12 x 17 cm, 2020

Lucie et la lune, 2018

Eden Levi

Par la lumière et son absence, par la poésie et le formel, par la subjectivité et la dimension politique des corps et des lieux, une atmosphère forte et impressive habite les images. Eden nous invite dans les profondeurs de sa mémoire, de ses réflexions et des appartenances qu’elle revendique.
À travers son regard, les corps, les objets et les territoires se rencontrent par les formes qu’ils dévoilent et le clair-obscur qui les habitent. Ces images nous perdent dans un univers fantomatique habité par les secrets, la magie et la solitude, mais au-delà duquel se reflète également la solidité de nos imaginaires collectifs et leur relative vacuité.
Par la photographie argentique monochrome – en capturant le sujet de ses pensées, de ses désirs et de son individualité – Eden donne à voir la valeur utopique des lieux et des corps et invite à s’emparer de leurs dimensions collectives, politiques et enchantées. (Anne Veuthey, 2018)

Juliette Mancini

Après des études de graphisme aux Arts Décos de Paris et à l’ESAA Duperré, Juliette Mancini fait un choix de carrière audacieux et se met à la bande-dessinée. Elle est publiée par les éditions Atrabile (De la chevalerie en 2016, Éveils en février 2021). En 2015, elle crée avec Elsa Abderhamani la revue Bien, monsieur. récompensée par le Fauve de la BD Alternative au festival d’Angoulême 2018.

 

Juliette partage son temps entre commandes graphiques, écriture de bandes-dessinées et enseignement.

 

 

Tentative de métabolisation I, eau-forte et aquatinte

« Soeurs hospitalières », extrait de l’édition « Vies »

Johanna Martins

La pratique de Johanna Martins tourne autour de multiples médiums. La photographie, avec laquelle elle capture différentes textures du monde et dont elle brouille l’échelle afin de les décontextualiser et de les rassembler. Les interventions in-situ, dans lesquelles elle entre en dialogue avec les données physiques de l’espace comme l’altération de la matière dont elle souligne la présence. Et finalement, sa pratique de la peinture dans laquelle elle joue également des ressemblances entre les matières et ce qu’elles évoquent.

L’esthétique du Wabi-Sabi est ce qui résume le mieux son rapport aux choses. Elle est attirée par la beauté des choses imparfaites, impermanentes et incomplètes. Les moments fugaces de lumière et les objets ou les surfaces usés par le temps.
Plus récemment, la découverte de la gravure lui a ouvert un nouveau champ des possibles sur son rapport aux matières et plus particulièrement au monde minéral.

Le sable, probablement, a balayé les mots, 2019, photo © Guillaume Schilter

Luca Rizzo

Luca Rizzo, artiste visuel et performeur, utilise le textile comme medium à partir duquel par divers procédés il passe de la toile à l’objet, de l’objet au corps en mouvement. La mémoire est le point de départ de son travail. Convoquer le passé et les souvenirs est un essai de reconstruction d’une mémoire ancienne oubliée. La matière devient alors une extension de la pensée et de l’espace. Il s’intéresse à la rencontre entre l’organique et la matière brute. Entre l’aléatoire et le figé. Entre la pensée et ce qui nous échappe.

 

Le savoir-faire artisanal est au cœur de sa pratique artistique. Animé par l’envie d’apprendre et de mélanger sans cesse de nouvelles techniques, il invente son propre langage plastique.

Julien Roby

« Dans un pays où l’on vénère la performance et où l’excellence prévaut bien souvent à l’art, tout devient très vite très carré. J’adhère pour ma part à une vision des choses qui accueille plus de sensualité. Ainsi, je chemine dans cet état d’esprit et invite mes interlocuteurs à partager ce regard. Quand je ne radote pas, je dessine et je peins et il se trouve que mes idées transpirent un peu. Parfois, ce sont des idées bleues, parfois des idées jaunes ou rouges ou bien encore des idées noires avec un fil doré comme un cadre de la renaissance. Dans ces moments là, je me dis que j’ai peut-être fait fausse route et, intuitivement, je décide de bifurquer. »

« Une paréidolie tout à fait helvétique »

Tina Schwizgebel-Wang

Récemment récompensée par le Prix Chloé au 34e Festival de Mode, de photographie et d’accessoires d’Hyères pour sa collection de vêtements INKED, Tina est une artiste pluridisciplinaire pratiquant le dessin, la gravure, la céramique, le design de vêtements et d’accessoires, ainsi que le tatouage.

 

À travers ces différents médiums, l’essence-même du travail de Tina est le désir de marquer un moment présent, éphémère et fugace, pour longtemps ou pour toujours, dans la feuille de papier, dans la chair ou sur la peau.

 

www.tina-schwizgebel-wang.com

Toits de Paris, juin 2019